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2.3 - Le commissaire joue au
shérif.
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| Louis
Gaiffe C/Cohen, les bartavelles 180, avenue de GAULLE 06700 ST LAURENT du Var Tél: 06 09 15 81 60 Mes: 04 93 07 06 44 |
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8
juin 2000
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| Monsieur le procureur général près la cour d'appel 3, place du salin B.P. 7008 31068 TOULOUSE cedex 7 |
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J'ai relu une fois encore et avec la plus extrême attention votre courrier du 16.05.2000. Savez vous que je suis innocent ? Oui, vous le savez ! J'observe tout particulièrement que vous dites dans l'avant dernier paragraphe, comprendre fort bien que le succès de l'enquête de l'officier de police puisse me déplaire. Il y a pourtant là, encore, une très lourde incompréhension de votre part de ma situation : croyez vous qu'avoir été incarcéré pendant près de 17 mois, qu'avoir perdu ma situation professionnelle, qu'avoir vu ma famille dans la détresse, que voir mon épouse ayant perdu sa santé, que tout cela est dû à un officier de police qui n'a pas cherché la vérité, bien au contraire, soit de nature à me donner satisfaction ? Il a été déposé une requête en nullité dont sept moyens sont des entorses faites à la loi par cet officier dans son enquête. Cette requête
n'est qu'un acte de procédure qui ne fait pas intervenir les dispositions
pénales, mais il en est différemment pour ce dont je vous
ai déjà informé ainsi que pour ce qui suit. Les trois éléments mâles n'ont reçu aucune alimentation, ni à boire ni à manger, pendant la garde à vue, ce que vous connaissez bien comme contraire au code. J'ai été " baladé " deux jours durant dans ma ville, de mon bureau à mon domicile, du commissariat à mon domicile, du commissariat à mon bureau, de mon bureau au commissariat, devant mes clients, mes voisins, mes commerçants, menotté dans le dos et tenu à la longe, avec deux policiers m'encadrant et un me suivant, ce que vous connaissez bien comme contraire au code.
Et pire encore,
à mon arrivée au tribunal de Montauban le 17.01.1998, aux
environs de 17 heures, l'officier de police était présent
mais aussi les photographes de presse, prévenus par qui, je ne
sais ? J'ai eu non pas l'honneur mais le déshonneur de faire la
première page de la presse locale, menotté et tenu à
la longe, ce que vous connaissez bien comme contraire au code. N'étant pas un procédurier, je n'avais pas l'intention de porter plainte contre cet officier, jusqu'à sa manigance illicite de convoquer mon épouse le 10.02.2000. C'est cette dernière vilenie qui m'a décidé à vous rapporter tous ces faits. Quant à l'invitation galante de la jeune femme, je ne l'ai connue que tout dernièrement, car durant les 17 mois de mon incarcération je n'avais bien sûr pas eu le loisir de pouvoir m'entretenir avec elle. C'est seulement l'acharnement de l'officier de police envers mon épouse qui a été la goutte faisant déborder le vase. Je ne vois pas dans
le code de procédure pénale que les faits que je vous révèle
aujourd'hui, soient facteurs de nullité d'actes de procédure,
bien qu'ils aient porté un très lourd grief aux personnes,
par contre, je constate qu'il doit y avoir pour le moins des conséquences
disciplinaires à l'encontre de l'auteur et j'ose dire des conséquences
pénales pour abus de pouvoir, atteinte à l'image et à
la vie privée, séquestration arbitraire de témoins
et d'une enfant de 14 ans, et traitement dégradant. Il est bien
certain que l'officier de police n'a pas rapporté ses actes mais
tout peut être, encore aujourd'hui, prouvé. Recevez, Monsieur, mes salutations.
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L. Gaiffe. |
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