La Convention
Européenne des Droits de l' Homme
et
les avocats en cassation en France.
Ce titre contient
deux éléments antinomiques car le deuxième viole
honteusement le premier, il serait plus logique de remplacer "
et " par " contre ".
Ce pourrait
être, pour un futur avocat une bonne thèse de son examen
d'aptitude mais ce ne sont que les réflexions d'un sexagénaire
ébahi d'apprendre, alors qu'il atteint le troisième âge,
que les droits de l'homme sont bafoués dans le pays où
ils sont nés.
Les "
avocats aux conseils ", comme il se nomment souvent eux-mêmes,
viennent des anciens " avocats aux conseils du roi ". Quelque
peu honteux de ce titre pompeux, ils l'ont écourté mais
ont gardé leur immunité par des manoeuvres délicates,
ce qui ici prend le sens de précision, finesse, et par des manoeuvres
indélicates, ce qui alors a le sens de malhonnêteté.
Les avocats
en cassation sont nommés et agréés par . . . le
garde des sceaux, après enquête et avis de la cour de cassation,
ce qui rend l'indépendance, la liberté et impartialité
. . . impossibles. Il doivent leur place et leur maintien dans cette
place tant au ministre la justice qu'au président de la cour
de cassation. Comment pourraient ils commettre un déplaisir ?
Il est communément
écrit qu'ils sont les " collaborateurs " privilégiés
de la cour de cassation. Collaborateur a aussi une méchante connotation,
relent de la dernière guerre. Collaboration signifie aussi compromission
ou collusion quand son but n'est guère avouable. On trouve aussi
dans les textes officiels que les avocats en cassation sont nécessaires
car la loi et les arrêts de la cour sont difficiles à comprendre
et qu'il faut les expliquer d'abord aux avocats à la cour, alors
vous pensez quelles difficultés rencontrent les profanes. Il
est même dit qu'il faut une très bonne maîtrise de
la langue française pour saisir le sens des arrêts de cassation
! Les milliers d'avocats à la cour sont ils tous idiots ? Notre
" droit " en France est il tortueux ? Le français utilisé
dans les arrêts ressemble souvent à du jargon rendant effectivement
leur compréhension difficile.
L'ordre
des avocats en cassation serait chargé " d'un service public
": veiller, par l'action de ses membres, à ce que la loi
soit respectée par les juridictions d'instruction
et de jugement, ce qui est le seul élément en accord avec
la convention européenne. Mais les avocats étant en grande
dépendance envers la cour . . . sont-ils à même
d'exercer leur action ?
L'ordre
des avocats en cassation est aussi chargé de la discipline de
ses membres, de veiller à ce qu'ils remplissent leur tâche,
d'arbitrer les différents avec leurs clients. Ils ont concocté
avec l'aide des législateurs ce qui suit :
Pour porter
une plainte contre un avocat en cassation, il faut prendre les services
d'un avocat en cassation, lequel remettra un rapport à l'ordre
des avocats en cassation qui donnera son avis sur les très éventuelles
poursuites à . . . la cour de cassation, seule et unique juridiction
qui a le pouvoir de rendre un jugement concernant un avocat en cassation.
Le cercle est fermé, c'est le chien qui cherche à se mordre
la queue, ce n'est pas seulement l'impunité, c'est l'immunité
totale, plus certaine encore que celle que garantit la constitution
au président de la République. Pourtant nul ne devrait
pouvoir être juge et partie dans un jugement sauf . . . . . les
avocats en cassation!
L'ordre
n'oublie pas d'indiquer que la personne doit prévoir une "
juste et préalable " rémunération, ce qui
semble signifier qu'il faut payer cher et sans recours, quelle que soit
l'issue de la procédure. Il n'y a pas pour eux d'obligation de
résultats. Je crois qu'une telle escroquerie n'existe qu'une
seule fois en France. Elle sont très chères à la
négociation les charges d'avocats en cassation. Leurs moyens
financiers sont à l'image de leurs demeures et bureaux: les plus
beaux hôtels particuliers des plus beaux quartiers de Paris. Le
plus souvent les charges d'avocats se transmettent par héritage,
l'héritier, façonné dans le moule exact du père,
dont le modèle est fourni par la cour, est tout au service de
la cour. L'avocat cédant à l'obligation de réserver
sa clientèle au cessionnaire, en aucun cas les dossiers en cours
ne peuvent être transférés à un autre avocat,
ce dernier d'ailleurs refuserait, à titre de revanche, de prendre
un dossier à un confrère. Le cessionnaire présente
son successeur à l'agrément de la cour.
Dans aucun texte je n'ai trouvé, pour qualifier cette profession,
les termes autonomie, indépendance, impartialité, équité,
liberté, pas plus que probité d'ailleurs.
J'ai
vérifié des milliers d'arrêts sur plus de vingt
ans et je n'en ai trouvé aucun mettant en cause des magistrats
ou des officiers de police pour violation de la loi. Il n'aurait jamais
existé de vices imputables à ces personnes alors que dans
la seule instruction que je propose il existe plusieurs faux P.V. de
nombreux faux documents, une fausse expertise pour le moins, des détentions
arbitraires et de très nombreux vices de forme, tous sanctionnés
par l'annulation de l'entière procédure.
La
loi a aussi prévu l'obligation de passer par un avocat en cassation
pour présenter une requête à la cour, pour pratiquement
tous les cas où existe ce dernier recours. De cette façon
le pain quotidien est assuré ! La loi dit que l'avocat en cassation
est maître de son choix pour l'étude du cas de son client
et qu'il n'est pas tenu, non seulement de lui soumettre son mémoire,
mais il n'est même pas tenu de lui en donner connaissance après
le verdict. Leurs décisions, prises lors d'un accord préalable
avec les présidents des chambres est irrévocable, sans
appel même quand ils sont contraires à la loi. C'est la
parole " royale ", la parole divine !
La loi interdit la plaidoirie à la personne, elle la réserve
exclusivement à l'avocat en cassation. La personne est interdite
à l'audience. Elle est dans le noir le plus total ! Y a-t-il
quelque chose à cacher ? De plus les débats à l'audience
n'existent plus, l'avocat n'y est jamais présent, tout se fait
avant en catimini, entre l'avocat et les magistrats qui concoctent leurs
manigances à l'abri de tous. Il doit y avoir quelque chose de
honteux ! C'est plus caché que ne l'était la lèpre
au moyen âge! Ne serait ce pas plutôt que la cour veuille
cacher les exactions de la chambre criminelle par exemple. Voyez par
quelles explications tordues, voire dénuées totalement
de bon sens et de sens, l'avocat Waquet cherche à excuser et
à justifier l'arrêt frauduleux de Gomez,
allant jusqu'à dire que la responsabilité de l'erreur
s'impute aux vacances de Pâques ! Que va-t-il se passer pendant
les vacances d'été ? Un arrêt de la chambre criminelle
serait entaché d'un vice grave car pendant les vacances les arrêts
sont établis par la femme de ménage ou le gardien de nuit
! Un homme serait condamné à tort parce que les vacances
n'auraient pas permis que la loi soit appliquée et respectée
! Que fait Waquet de la conscience professionnelle ? Sont ce les magistrats
qui sont en vacances ? Non, c'est le code de procédure pénale
qui est vacant ? Regardez le cas de l'avocat Boullez qui n'a pu expliquer
sa faute et a de plus proféré des menaces envers son client.
Il n'a pas non plus satisfait à la seule chose que la loi lui
impose : l'obligation d'aviser son client s'il estime ne pas devoir
soulever un moyen expressément demandé par celui-ci, Cassation.
Ass. Plén. 14.05.71. C'est peu, très peu, mais il ne l'a
pas fait ! Et la loi dit que l'avocat en cassation est là pour
faciliter la procédure et ne pas engorger la cour, qu'ils peuvent
choisir, refuser les dossiers, oui, refuser les dossiers qui ne plaisent
pas à la cour ! L'avocat ne craint pas de trahir son client,
la déontologie de sa profession ne lui impose guère que
de donner satisfaction à la . . . cour.
Savez vous lecteurs, que tout ceci est totalement contraire aux droits
de l'homme dans le pays où ont été promulgués
les droits de l'homme. L'article 6-1 stipule que toute personne doit
pouvoir défendre sa cause elle-même ou désigner
un avocat de son choix. La loi française, pour protéger
les sbires à sa solde interdit la défense par la personne
elle-même et oblige la représentation par un avocat désigné
sur une liste. Elle fait fi des règles d'indépendance,
s'assoit sur les principes de liberté et se gausse de l'impartialité
au détriment du citoyen.
Je vais
adresser un mémoire, une réclamation à la cour
européenne des droits de l'homme à Strasbourg. Je ne sais
pas si elle est déjà intervenue mais je connais déjà
sa position habituelle, c'est le respect absolu de la convention. Elle
ne peut pas admettre l'existence en France d'une juridiction d'exception
aux pratique totalitaires.