12.6 - Mon courrier à l'ordre des avocats du 31/07/2000

Louis Gaiffe
C/Cohen, les bartavelles
180, avenue de GAULLE
06700 ST LAURENT du Var

Tél: 06 09 15 81 60
Mes: 04 93 07 06 44
31 juillet 2000

ORD ? RE   des avocats au conseil
d'état et à la cour de cassation
5, quai de l'horloge
75001 PARIS



Messieurs.

792/EB/CM/00
PLAINTE EN RESPONSABILITE.

Avez-vous remarqué qu'il manque une voyelle dans le titre ?
Il me semble que la vingt et unième de l'alphabet y trouverait une bonne place.


Votre triste réponse du 23.05.2000 était déjà une ignominie qui n'avait pour but que de protéger le dénommé Boullez en couvrant par des artifices sa perfidie, y compris en tentant de me faire prendre des vessies pour des lanternes. Aussi je vous avais fait connaître mon opinion en vous informant que j'étais enclin à penser que votre ordre n'était qu'une association de malfaiteurs dont l'unique but était de couvrir les exactions de ses membres.


Votre courrier du 10.07.2000 me confirme que mon opinion était juste mais encore en dessous de la réalité. Vous êtes encore pires et je ne vous qualifierai pas car je ne pourrais le faire qu'en étant grossier.


Vous avez concocté, avec l'appui et l'accord de la cour de cassation un système de procédure permettant de vous rendre intouchables malgré les plus graves trahisons de leurs clients par vos membres. Ces derniers, en collusion avec la chambre criminelle, ne relèvent pas les vices de procédure de façon à ce que la chambre criminelle prive de leurs droits les justiciables.

Croyez-vous que ce devrait être votre avis qui déciderait de la réalité de la faute d'un avocat?
Vous êtes exemptés des fautes et infractions retenues par le code civil par un texte scélérat qui fait que vous êtes couverts par la cour de cassation.


Que vous couvriez les agissements de vos membres est encore un plus grave forfait que le leur. Votre courrier du 23.05.2000 qui est déjà une offense à la bienséance est aussi un méfait car vous avez détourné malhonnêtement la réclamation faite contre le dénommé Boullez et par là vous avez porté un grave grief à la personne.

L'arrêt Cass. Ass. Plé. du 14.05.71 fait obligation à l'avocat d'aviser son client s'il estime ne pas devoir soulever un moyen expressément demandé par celui-ci. J'ai demandé expressément de vive voix et par LRAR dont vous avez reçu les copies, à l'avocat de relever cette violation. Il ne m'a pas averti qu'il ne le ferait pas alors que le sachant, je l'aurais récusé. Il lui aurait bien sûr fallu expliquer son refus.


Mais cet avocat a préféré la malhonnêteté, se sachant couvert il a encaissé les honoraires de f : 12 060 sans assurer la défense. Il a commis par là une escroquerie.


Je vous intime de me répondre sur ces deux derniers alinéas car je suis persuadé que l'avocat a éludé le moyen demandé en accord avec le président de la chambre criminelle pour ne pas mettre en cause les magistrats et officiers de police coupables de détention arbitraire.

Ne recevez pas, Messieurs, mes salutations.

L. Gaiffe.