25.6 - Je sais pourquoi !
Louis Gaiffe
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24 janvier 2001

 

JE SAIS POURQUOI !


                         Le vendredi 21 mai 1999, il m'était accordé la liberté provisoire avec un contrôle judiciaire des plus faibles : ne pas quitter la France sans en référer aux autorités.


                         J'ai d'abord cru que l'accusation de commandite d'assassinat était abandonnée par les magistrats car c'était la chambre d'accusation qui infirmait une ordonnance du juge d'instruction qui lui, voulait prolonger sans fin ma détention.


                         Je pensais qu'au vu du dossier malmené par les magistrats instructeurs, la chambre avait compris qu'ils se fourvoyaient, commettaient une erreur, voire consumaient une faute.


                         Ce n'était pas ça du tout, je le comprends maintenant à l'aide de l'histoire Courroye. Ce juge, coupable du crime de faux en écriture publique dans l'exercice de ses fonctions, crime réprimé par le code pénal de quinze années de réclusion criminelle, est protégé non seulement de la rumeur publique mais d'une éventuelle vengeance, on lui a accordé la protection policière.


                         Ce juge a reçu l'appui pas seulement de ses confrères mais des magistrats les plus hauts placés et même du conseil supérieur de la magistrature, pourquoi ? Parce que faire des faux en vue de la répression aveugle est normal, courant et tous les magistrats en font. Il n'est pas possible de critiquer ou de condamner un complice.


                         Ceci m'a fait comprendre ce que je supputais quelque peu mais auquel je n'osais croire. Le 21 mai 1999, la chambre d'accusation de Toulouse avait ourdi une manoeuvre. C'est le dénommé Bellemer, président de cette chambre qui a décidé de me libérer. Il avait convenu que le juge me convoquerait rapidement pour une nouvelle audition, ce qui a été fait mi juin 1999. Ma libération aurait dû suivant eux endormir ma méfiance. Le juge devait alors m'extorquer une fausse audition dans laquelle je reconnaissais être présent au jour et au lieu du décès de la victime. Toute l'audition qui a duré plusieurs heures ne contenait que des banalités, y compris quel temps il faisait à l'époque des faits. La chambre abandonnait l'accusation de commandite mais trouvait, ou plutôt fabriquait la co-commission du délit. La tentative d'extorsion de la fausse audition est relatée au chapitre 7, page 16.


                         C'est pour la même raison que l'expertise fabriquée en 12.98 ou 01.99, reçue seulement début juin 1999, faisait apparaître du sang sur la roue de secours du véhicule que j'utilisais habituellement. La fausse expertise apparaît au chapitre 6, page 3.


                         Hé oui, présent sur les lieux et du sang dans ma voiture, je n'étais plus le commanditaire, j'étais l'assassin !


                         Quelle pourriture il existe dans l'appareil judiciaire !


                         Qui c'est la mafia ? C'est . . . eux !

 

L. Gaiffe.