JE
SAIS POURQUOI !
Le
vendredi 21 mai 1999, il m'était accordé la liberté
provisoire avec un contrôle judiciaire des plus faibles : ne pas
quitter la France sans en référer aux autorités.
J'ai
d'abord cru que l'accusation de commandite d'assassinat était
abandonnée par les magistrats car c'était la chambre d'accusation
qui infirmait une ordonnance du juge d'instruction qui lui, voulait
prolonger sans fin ma détention.
Je
pensais qu'au vu du dossier malmené par les magistrats instructeurs,
la chambre avait compris qu'ils se fourvoyaient, commettaient une erreur,
voire consumaient une faute.
Ce
n'était pas ça du tout, je le comprends maintenant à
l'aide de l'histoire Courroye. Ce juge, coupable du crime de faux en
écriture publique dans l'exercice de ses fonctions, crime réprimé
par le code pénal de quinze années de réclusion
criminelle, est protégé non seulement de la rumeur publique
mais d'une éventuelle vengeance, on lui a accordé la protection
policière.
Ce
juge a reçu l'appui pas seulement de ses confrères mais
des magistrats les plus hauts placés et même du conseil
supérieur de la magistrature, pourquoi ? Parce que faire des
faux en vue de la répression aveugle est normal, courant et tous
les magistrats en font. Il n'est pas possible de critiquer ou de condamner
un complice.
Ceci
m'a fait comprendre ce que je supputais quelque peu mais auquel je n'osais
croire. Le 21 mai 1999, la chambre d'accusation de Toulouse avait ourdi
une manoeuvre. C'est le dénommé Bellemer, président
de cette chambre qui a décidé de me libérer. Il
avait convenu que le juge me convoquerait rapidement pour une nouvelle
audition, ce qui a été fait mi juin 1999. Ma libération
aurait dû suivant eux endormir ma méfiance. Le juge devait
alors m'extorquer une fausse audition dans laquelle je reconnaissais
être présent au jour et au lieu du décès
de la victime. Toute l'audition qui a duré plusieurs heures ne
contenait que des banalités, y compris quel temps il faisait
à l'époque des faits. La chambre abandonnait l'accusation
de commandite mais trouvait, ou plutôt fabriquait la co-commission
du délit. La tentative d'extorsion de la fausse audition est
relatée au chapitre 7, page 16.
C'est
pour la même raison que l'expertise fabriquée en 12.98
ou 01.99, reçue seulement début juin 1999, faisait apparaître
du sang sur la roue de secours du véhicule que j'utilisais habituellement.
La fausse expertise apparaît au chapitre 6, page 3.
Hé
oui, présent sur les lieux et du sang dans ma voiture, je n'étais
plus le commanditaire, j'étais l'assassin !
Quelle
pourriture il existe dans l'appareil judiciaire !
Qui
c'est la mafia ? C'est . . . eux !