33.2 - L'IGSJ aux abonnés absents.
Louis Gaiffe
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Inspection générale des services
judiciaires
Ministère de la justice
13, place Vendôme
75042   P A R I S

06 juillet 2001

 

 

Messieurs,

Les faux et les juges



                          Dans mon courrier du 18 juin 2001, l'annexe 4 concerne une plainte pour faux procès verbaux de prolongation de garde à vue fabriqués par la police judiciaire à la demande du président de la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Toulouse.

                          Ces faux ont reçu la signature du doyen . . . Renard.

                          Le 14 janvier 2000 j'avais déposé une plainte auprès de procureur de Montgolfier pour les mêmes faits qui m'a répondu par un sans suite le . . . 14 mai 2001, soit exactement 16 mois plus tard, son enquête a été longue et pourtant il n'a pas pu déterminer le faux.

                          Je crains quant à moi que le procureur de Montgolfier n'ait pas osé dévoiler au grand jour un crime si grave commis par un juge d'instruction, crime qui jetterait l'opprobre sur toute la magistrature française. Des faux dans une instruction criminelle sont autrement plus importants que consulter des fichiers.

                          Ces faux s'ajoutent aux nombreux autres dont je vous ai entretenus.

                          Il faut pourtant que justice soit faite et surtout quand il s'agit de crimes commis par des magistrats dont le rôle est de la rendre.

                          Vous êtes l'organe chargé du contrôle du bon fonctionnement des services judiciaires, aussi je crois m'adresser à la bonne porte. Dans l'instruction que je subis il ne s'agit pas de dysfonctionnements de la justice mais de crimes comme indiqué par le code pénal. Les magistrats que j'accuse vont prendre la solution de m'envoyer aux assises, de m'y faire condamner. Les instructions de mes plaintes retardées depuis déjà plus de 18 mois seront retardées jusqu'aux assises et alors étant incarcéré je ne pourrai plus les suivre, les magistrats et officiers de police seront absous.

                          Ce n'est pas ça la justice !

                          Veuillez agréer, Messieurs, mes salutations distinguées.

L. Gaiffe.