33.13 - Les élus décembre 2001
Louis Gaiffe
C/Cohen, Les bartavelles
180, avenue de GAULLE
06700 ST LAURENT du Var

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Monsieur le Président
Sénat
Palais du Luxembourg
75231   P A R I S



Monsieur le Président de l'Assemblée Nationale
Hôtel de Lassay
128, rue de l'université
75007 P A R I S

03 décembre 2001

 




Monsieur le Président,




                          Je vous écrivais le 23 novembre qu'il existait de très graves dysfonctionnements dans l'administration judiciaire et dans les deux causes que je citais se trouvait la fainéantise qui est latente chez tout le personnel depuis le petit greffier jusqu'aux magistrats les plus haut placés.

                          Les médias font gorge chaude du dernier pavé dans la mare, le juge remet en liberté un homme arrêté qui était porteur d'un kilo de cocaïne.

                          Pourquoi a-t-il fait cela ? Parce qu'il était 19 heures et qu'il voulait rentrer chez lui. Je le crois sincèrement parce que j'ai connu des faits semblables.

                          A 19 heures, pour placer un homme en détention provisoire, il faut prendre connaissance du dossier, interroger la personne, remplir un mandat de dépôt, choisir la maison d'arrêt, demander au procureur l'escorte des policiers ou des gendarmes, les attendre, leur donner le mandat de dépôt et leur confier la personne. Tout cela prend du temps tandis que le libérer sur le champ est très court : un seul document à remplir et il n'est même pas nécessaire de prendre connaissance du dossier.

                          Certains magistrats félons osent crier qu'il s'agit d'une conséquence de la loi sur la présomption d'innocence, les fourbes ! Il s'agit d'une erreur dans l'application d'une loi. Ce n'est pas la loi qui est mauvaise, c'est le . . . . magistrat.

                          Cet exemple illustre parfaitement mon courrier et mon appréciation de la fainéantise chez les magistrats. Vous auriez pu croire que les anecdotes citées à la fin de mon texte étaient des inventions, non , vous voyez, il est fait pire que ce que j'ai connu.

                          Aussi je renouvelle tout ce dont je vous ai entretenu et spécialement l'arrêt et de la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Toulouse, arrêt et d'une extrême importance, il demande une peine de perpétuité, il est bourré de fautes, d'inexactitudes, de renseignements erronés.

                          Les magistrats n'ont pas pris le temps de relire ! Il devait être . . .. . . 19 heures !

                          Je suis d'un naturel optimiste, j'ose croire que vous allez faire quelque chose, je vous en remercie à l'avance et vous prie de croire, Monsieur le Président, en ma parfaite considération.

L. Gaiffe.