36.1 - Les juges imposent les conclusions aux experts
Louis Gaiffe
Les bartavelles
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19 avril 2002

 

 

Les juges imposent les conclusions aux experts.


                          L'affaire Dils m'interpelle ! ! !

                          Voyez l'article du 19 avril 2002 qui figure page 2. Lisez bien ce que les experts ont dit et écrit dans leurs rapports officiels d'un adolescent qu'ils voyaient pour la première fois. Leurs conclusions ont été faites en une ou deux rencontres au maximum.

                          Le jeune Dils présentait :

                          = les prémices de troubles psychotiques, soit les premières manifestations d'une altération profonde de la personnalité et des fonctions intellectuelles.

                          = des pulsions obsessionnelles, soit des idées absurdes suivies de réactions incontrôlées à caractère morbide.

                          = une tendance schizophrénique, soit un délire chronique, une désorganisation de la vie affective, une discordance de la pensée, des hallucinations. Dils est un fou démoniaque, un aliéné.

                          = un trouble explosif isolé, soit avec tout ce qui précède il aurait pu n'agir qu'une fois.

                          Pourquoi l'expert a-t-il vomi ces insanités ?

                          Parce que c'est le juge d'instruction qui lui donne les conclusions !

                          L'expert ne monte que le corps de son rapport pour qu'il s'harmonise avec les conclusions que le juge lui a données.

                          Regardez, c'était Dils l'assassin, avec un tel diagnostic il ne pouvait qu'être un assassin mais l'expert était très gêné : rien ne venait confirmer les conclusions données par le juge, aussi a-t-il avancé l'hypothèse d'un trouble explosif isolé pouvant expliquer le crime.

                          L'expert est un criminel, le juge est un criminel. Ce sont les mêmes criminels que les Canivet, Burgelin, Cotte etc. . . car la cour de cassation non seulement couvre de telles pratiques, mais demande et exige que le coupable désigné soit le coupable officialisé. C'est cette description qui a été servie au jury d'assises. Il ne pouvait pas s'en tirer, le gamin.

                          En 2001, il est curieusement conclu par un autre expert que Dils a certainement été un adolescent comme les autres. Cet expert, cette fois, n'a pas reçu d'un juge les conclusions obligatoires.

                          Je crois qu'il est même plus solide intellectuellement et psychologiquement que la moyenne ce gars, après 16 ans de trou, il réussit à être normal.

                          Le juge d'instruction comme les magistrats au dessus de lui, jusqu'à la cour de cassation ont fait cela en connaissance de cause, en étant persuadés de l'innocence de Dils. Ce qu'ils veulent, c'est désigner un coupable et le présenter dans un joli paquet cadeau.

                          La cour de cassation, c'est l'inquisition du moyen âge. A cette époque les guignols déguisés décidaient qu'untel était un sorcier, maintenant les guignols en hermine décident qu'untel est le coupable.

                          Je vous parle d'expérience, j'ai vécu ces moments. Voyez ci-après comment se font les expertises d'un inculpé : ce sont celles-là mêmes que j'ai subies, je peux ainsi les authentifier. Elles sont toutes faites de la même façon.

                          Dès le 17.01.1998, l'infâme Redonnet, juge d'instruction, m'a affublé tant par écrit qu'oralement pendant les auditions, des qualificatifs : coléreux, agressif, vindicatif, haineux, violent, ivrogne, mais ce n'était pas suffisant pour l'inculpation.

                          J'ai subi de trois personnes des expertises psychologique et psychiatrique. Un seul psychologue est venu en prison environ 20 minutes mais le rapport est signé par deux personnes. Le psychiatre n'est pas resté plus de 10 minutes. Plus un enquêteur de personnalité qui ne m'a jamais rencontré mais qui a fait un rapport de 12 pages. Je dis bien, je répète, l'enquêteur de personnalité ne m'a jamais rencontré. Les trois autres m'ont rencontré dans les premiers jours de mon incarcération, ce qui doit représenter l'idéal conditionnement pour une expertise.

                          Les rapports en plus de 30 pages de remplissage sénile me décrivent comme un père autoritaire, un patriarche omnipotent, un chef de clan despotique, accompagné d'une femme insignifiante, épouse qui vit dans l'ombre de son mari, dont toute la famille lui obéit au doigt et à l'oeil. Un officier de police, s'aidant de ces rapports, a cru bon de rajouter que j'avais donné à mes enfants une éducation basée sur la haine et la violence.

                          Ne voila-t-il pas un beau commanditaire d'assassinats, un véritable instigateur de crimes.

                          Je résume ce que disent les membres de ma famille, mes voisins, mes commerçants, mes clients etc :

                          "" C'est un bon père de famille, un grand-père adoré, il a l'estime de tous, ses voisins, ses amis, ses commerçants, ses clients, il est connu pour sa générosité, sa bonté, sa tempérance, sa modération . . . ""

                          Le juge et les magistrats ont entamé la 5° année de procédure, assis sur la thèse donnée aux experts et reproduite par eux, en ignorant totalement les témoignages favorables.

                          Pour Dils, ça dure depuis 16 ans.

 

L. Gaiffe.