à
MONSIEUR LE PRESIDENT DE LA COUR DE CASSATION
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DEMANDE
EN INSCRIPTION DE FAUX CONTRE DES PIECES PRODUITES DEVANT LA COUR
DE CASSATION SUIVANT L'ARTICLE 647 DU CODE DE PROCEDURE PENALE
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Gaiffe Louis,
né le 19.08.1941 à 94 Choisy le roi, demeurant C/Cohen,
180 avenue de Gaulle, 06700 Saint Laurent du Var, de nationalité
française, en complément de sa demande déposée
le 14 janvier 2002, expose ce qui suit :
Sont
jointes à la présente les copies des procès verbaux
D 93, D 118 et D 119.
Le
second cachet qui apparaît sur les pièces originales D
118 et D 119 et qui n'apparaît pas sur les photocopies certifiées
conformes, est identique au cachet qui apparaît sur la pièce
D 93.
Ce
cachet fait apparaître sur sa partie haute la mention " Service
Régional de Police Judiciaire TOULOUSE " et sur sa partie
basse la mention " POLICE NATIONALE " Il porte en outre le
n° 74.
Ce
cachet se trouve en permanence au SRPJ de Toulouse, où un officier
de police l'utilise pour certifier conforme les procès verbaux
qui ne l'ont pas été lors de leur établissement.
Les
pièces numérotées D 89 à D 158 concernent
l'enquête effectuée à Saint Laurent du Var et à
Nice. Le cachet " 74 " y est utilisé 102 fois pour
certification. L'évanouissement progressif de l'image du cachet
prouve qu'il est apposé 5 à 6 fois de suite sans être
réencré, ceci parce que l'officier de police est à
son bureau et qu'il certifie machinalement, mécaniquement, un
lot entier de procès verbaux.
Ce
cachet n'apparaît en tant que signature que sur seulement trois
procès verbaux, les pièces :
D
93, D 118, D 119, objets des deux premiers chapitres de la
demande.
L'officier
de police Saby a utilisé le cachet " 74 " pour la confection
du faux procès verbal, pièce D 93, il se trouvait alors
à Toulouse, le 17 janvier 1998 et non pas à Nice, le 13
janvier 1998.
Il
l'a aussi utilisé, en l'apposant par maladresse, sur les originaux
des procès verbaux, pièces D 118 et D 119, vers la fin
de l'année 1999 et plus précisément entre la fin
novembre et début décembre 1999. Les pièces originales
lui avaient été fournies par le juge d'instruction pour
qu'il en tire des photocopies et lui permettre de fabriquer les fausses
autorisations de prolongation de garde à vue.
L'officier
de police a signé son forfait, il a signé son crime.
Cette
nouvelle preuve, s'il en était nécessaire, amènera
le président à rendre une ordonnance portant permission
à Louis Gaiffe de s'inscrire en faux.
Fait à Saint
Laurent du Var, le 11 mars 2002.
L. Gaiffe.