49.3 - ils ont peur
Louis Gaiffe
Maison d’arrêt
10696 B 325
250, avenue Beausoleil
82033 MONTAUBAN
 

 

 
23 février 2003


Maître Bernard Jouanneau et Méry

La pratique habituelle entre les deux TGI de Montauban et Toulouse fait que les assises et les appels se croisent en eux : assises à Montauban, appel à Toulouse et vice versa.

Autant dire que je suis cerné, ils vont préparer un appel avec décision illégale pour nous obliger à aller en cassation, ce qui me fera encore quelques mois de plus au trou.

Cela s'ajoute à une réflexion du chef de détention à qui j'ai demandé d'avoir " porte ouverte "
dans la journée, il m'a répondu : << Ha oui ! et si quelqu'un vient vous agresser, on dira que
c'est par l'intermédiaire de la mafia niçoise, et j'aurai des ennuis ! >>

C'est incroyable d'entendre ça ! Ce chef de détention est un nouveau qui n'était pas là en 1998. Cette histoire de fous est toujours présente ! Qui la nourrit ?

Vous avez vu le déploiement des forces policières, une haie de 15 ou 20 policiers dans le hall du palais. Pour m'emmener en prison il y avait deux véhicules devant le fourgon où j'étais
accompagné de 5 policiers et un véhicule derrière. Arrivés à la prison, les deux véhicules de
devant on bloqué la rue et une transversale, le véhicule derrière bloquant l'autre sens, le fourgon s'est arrêté le long du mur de la prison de façon à ce que la porte coulissante ne puisse s'ouvrir que devant la porte de la prison. Plusieurs policiers étaient dans la cour qui m'ont maintenu fermement à droite et à gauche des fois que je . . . . m'envole.

Même Carlos n'avait pas ça! Ils nous ont pris pour Action Directe, les Brigades Rouges ou la
bande à Bader.

La population qui voit ça doit vraiment croire qu'on est des criminels !

Or les criminels sont de l'autre coté de la barre, ils sont dans la cour.

Il faut trouver quelque chose ! Méry inscrit à un barreau allemand pourra dénoncer ces actes et sans crainte d'être radié, ameuter la presse, passer à la radio, etc. . . . . . .

Je vais préparer le texte pour internet, il est certain que m'avoir incarcéré l'était en partie pour me faire taire et pour stopper la poursuite des magistrats pourris.

Préparer la citation des magistrats et Saby suite à l'arrêt du 6 février 2003 qui me renvoyait de
toutes poursuites, par la même occasion demandez à la cour d'appel de Toulouse où est
délocalisée la correctionnelle du 29 novembre 2002, il est anormal de ne rien savoir au bout de bientôt 3 mois. Ils veulent couvrir tout ce qui a été fait.

Je joins les copies de mon appel et de ma demande de liberté. J’ai fait appel de la condamnation civile alors qu'elle ne me vise pas, la prison en a profité pour me " niquer " 89 € sur mon pécule pour les parties civiles, je vous dirai ce qu'il y a lieu de faire prochainement, lorsque l'on aura le jugement.

Donnez moi l'adresse de Méry, je lui enverrai aussi mes courriers.

 

 

L. Gaiffe.