49.5 - l’appel
Louis Gaiffe
Maison d’arrêt
10696 B 325
250, avenue Beausoleil
82033 MONTAUBAN
 

 

 
28 février 2003



J’ai repris le code de procédure pénale, je ne m’étais pas du tout intéressé à l’appel d’un jugement d’assises jusqu’à présent.

L’appel se passe comme l’audience en premier ressort avec la particularité essentielle : après la lecture de la décision de renvoi, le président doit lire les questions posées au jurés ainsi que leurs réponses. Il ne sera pas possible d’éluder les débats sur la séquestration et sur ma complicité.

Tout le reste étant le même il y aura lieu de replacer les exceptions de nullité, les faux procès verbaux, les dénaturations de la vérité, qui ont été rejetés. Où en sont les appels faits pendant l’audience ? Qui le sait ? Quand une procédure les gène, ils ne répondent pas.

Bien sûr il nous faudra citer à nouveau les magistrats et officier de police faussaires. J’avais cru qu’il était inutile de les entendre puisque le Judas Richiardi avait relevé pour les jurés que les fax n’existaient pas, que les communications téléphoniques ne m’étaient pas destinées. Il l’avait dit aussi à Saby et à Milhau. Il faudra utiliser ces moyens à fond en appel, questionner Saby et les magistrats, leur demander quel était leur but dans la fabrication des faux et dans la dénaturation de la vérité.

Il sera loisible de faire savoir aux jurés que lors des assises, le président avait volontairement occulté les débats sur la séquestration et sur ma complicité

Il faudra cogner fort.

L’arrêt ne m’a pas encore été signifié !

On m’a rapporté que des avocats de Montauban ont lâché dans des conversations que le but des assises du 10 février était essentiellement de mettre Gaiffe Louis au trou. Richiardi m’a endormi en éliminant au cours de l’audience, tout ce qui existait contre moi, pour mettre, seulement dans les questions aux jurés, la séquestration et ma complicité.

Il a ensuite illégalement convaincu les jurés de retenir ces accusations, alors que la loi lui demande, exige de lui, qu’il reste neutre.

Mon avocat va demander à la cour d’appel de Toulouse où est délocalisée la citation de Kubiec et compagnie et engager les citations suite à l’arrêt du 6 février 2003, sont encore en cause Kubiec, son substitut, Saby mais aussi Bellemer et Redonnet.

 

 

L. Gaiffe.