Impunité des magistrats
pour crimes et délits commis lors d’une poursuite
Suite
à une proposition des magistrats de la place Vendôme,
les députés osaient voter (L. n° 95-125 du févr.
1995 ) une loi qui détermine en substance qu’aucun magistrat
ne pourra être poursuivi pour crime ou délit impliquant
la violation d’une disposition de procédure pénale
commis à l’occasion d’une poursuite judiciaire
tant que la juridiction répressive ne l’aura pas avoué
par une décision définitive.
Cette
loi créait l’article 6-1 du CPP auquel échappait
le crime de faux qui implique l’article 441-4 du code pénal,
ce que la chambre criminelle confirmait par arrêt. Mais après
plusieurs poursuites de magistrats (par Gaiffe) la chambre criminelle
par un arrêt outrancier déclare le contraire en disant
que le crime de faux « par nature »
implique une violation d’une disposition de procédure
pénale. Aucun magistrat ne pourra être poursuivi pour
faux.
Ce
n’est pas fini, l’arrêt Crim.19 févr.2003
a précisé s’agissant de l’élément
matériel du délit de l’article 432-1 du code pénal
: ‘’ L’inertie ne peut être
assimilée aux mesures positives d’abus d’autorité
seules sanctionnées par la loi ‘’
ce qui autorise tout magistrat à ne pas agir, à ne pas
enregistrer une plainte, à ne pas répondre à
une requête, à ne pas statuer. Cette jurisprudence rend
le déni de justice . . . . légal !
Il
restait aux magistrats à museler les procédure de pourvoi
invoquant ces délits et crimes, ce sera fait par l’ordonnance
n° 2006-673 du 8 juin 2006, article 8 qui après un laïus
sans absolument aucun intérêt sinon introduire la dernière
phrase : ‘’ La formation déclare
non admis les pourvois irrecevables ou non fondés sur un moyen
sérieux de cassation. ‘’
La
chambre criminelle s’en sert pour éliminer sans donner
aucun motif tous les pourvoi mettant en cause les magistrats.
Et
quand, pour contourner ces fausses procédures Gaiffe citent
les faux témoins en correctionnel, tribunal et cour d’appel
refusent de les faire comparaître.
Vous
savez ce que fait la commission de révision quand les moyens
soulevés mettent en cause crimes et délits, elle déclare
irrecevable sans donner aucun motifs à sa décision.
Cette
fois la boucle est bouclée, plus aucun magistrat ne sera inquiété
pour les crimes et les délits qu’ils commettent.
Sauf
pour l’article 6-1 du CPP, toutes ces lois et jurisprudences
ont été prises après une de mes actions dénonçant
les magistrats.
Comment
croire que les élus, députés et sénateurs
peuvent voter de telles lois et accepter de telles violations du principe
de la séparation des pouvoirs ?