Messieurs,
J’ai été extrait du centre pénitentiaire
de Toulon la Farlède le 18 juillet 2006 pour Montauban avec
nuit à la maison d’arrêt de Seysses et retour le
19 juillet 2006.
Le chef d’escorte était l’ivrogne
que j’ai déjà dénoncé trois fois
en 2005, ce qui n’a pas changé ses habitudes ni rétabli
ses travers.
Dès le premier arrêt à Marseille
pour la correspondance, il me met en geôle à l’antenne
de police de la gare et il m’y met … menotté !!!
Il s’en va avec l’escorte boire au buffet.
Boire un coup ne fait pas partie des circonstances
exceptionnelles qui permettent à l’escorte le délaissement
du détenu et boire un coup ne figure pas sur l’ordre
de mission.
La gendarmerie doit appliquer la loi, les gendarmes
d’escorte doivent appliquer l’article 803 du CPP et respecter
la circulaire C 803 du 1 mars 1993.
Et pourtant :
Le 18 juillet 2006 je suis resté menotté
sans interruption de 4 heures 25 à 12 heures 30, en fourgon
cellulaire, en train, en geôle, en véhicule léger.
Le 19 juillet 2006, toujours menotté, en fourgon,
en train et en fourgon de 11 heures 50 à 18 heures 05.
Après le trajet Seysses – Toulouse de
35 minutes, le fourgon est resté à l’arrêt
devant la gare, moi dans la cellule, vous connaissez le volume, 0
mètre 60 X 0 mètre 80 X 1 mètre 50, par 39 °
à l’ombre annoncé à la télévision
pendant que les trois gendarmes de l’escorte et les deux de
Seysses allaient boire au bar en laissant un gendarme en faction qui
a refusé de m’ouvrir la porte, ce qui m’aurait
permis de respirer alors que j’étais déjà
privé de boire puisque l’ivrogne m’avait retiré
mon sac qui contenait ma boisson.
En sortant de la cellule j’ai trouvé
qu’il faisait frais dehors. Il est vrai que 40 ° sont moins
chauds que les 50 ou 60 ° qu’il faisait dans la cellule.
La gendarmerie se fout de la loi
J’ai 65 ans (soixante-cinq),
je suis partie civile demandeur à la procédure qui nécessite
mon extraction, revoyez le 803 et la circulaire.
Ce que j’ai subi n’est pas encore le
régime gestapo, mais il est administré par de dignes
successeurs de gendarmes de Drancy, en 1943 c’est comme cela
qu’ils traitaient leurs compatriotes, les français de
religion juive.
Une nouvelle guerre se déclarant, vous les
gendarmes, vous seriez encore du côté de la milice, complices
de la gestapo.
Ce qui suit n’est pas qu’anecdotique,
non c’est le reflet permanent des coutumes dans la gendarmerie.
A Montauban nous avons été pris en
charge par un véhicule léger conduit par un fou du volant,
un danger de la route, probablement immature qui, pour épater
ses collègues, a conduit en ville à plus de 80 kilomètres
à l’heure et sur l’autoroute a fait des pointes
à 170 au compteur ( j’étais assis au centre de
la banquette arrière ) Ajoutant le klaxon à la sirène
et au gyrophare, il débitait des insanités sur les conducteurs
qui ne se rangeaient pas assez vite à son goût, buvait
( de l’eau ) à la bouteille tout en conduisant et freinait
au dernier moment aux péages pour faire monter le taux d’adrénaline.
Le gendarme n’avait que cette mission, mener l’escorte
à la maison d’arrêt, il était environ 15
heures, il n’y avait aucune urgence.
Ce n’est pas qu’une infraction au code
de la route, c’est un délit, c’est le 223-1 du
CP avec circonstance aggravante car causé par une personne
chargée de sa répression.
J’ai été aussi surpris que les
deux gendarmes de la brigade de Seysses s’attardent à
boire un verre avec l’escorte et traînent de 12 heures
15 à 13 heures 10 en gare de Toulouse Matabiau alors que leur
mission était terminée dès l’instant, 12
heures 15, de l’arrivée de l’escorte à la
gare.
Enfin, que le jeune apprenti gendarme s’endorme
le 18 juillet dans le véhicule léger vers 15 heures
30, la tête penchée sur l’épaule du détenu
est plus ridicule que grave, mais que les gendarmes, le 19 juillet
2006 vers 17 heures dorment dans le train corail bondé, quelle
image donnée au peuple ! En voila une armée d’élite
! Mais le détenu malgré ses 65 ans
( soixante-cinq ) et malgré le traitement physique infligé,
lui a tenu le coup ! C’est vrai que lui n’a pas bu ni
fait la java !
C’est ça la gendarmerie ! Des délinquants
qui violent la loi pénale, transgressent les règles
du code de la route et se permettent du bon temps au lieu d’accomplir
leurs missions !
L’ivrogne était bien conscient du mal
qu’il faisait car de retour à La Farlède, il revenait
des toilettes face à moi, nous étions seuls, il s’est
collé au mur pour me laisser passer, il suait la peur, la peur
de ma vengeance, la peur de prendre un coup !
Je ne vous salue pas.