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69-1 Lettre à la gendarmerie
GAIFFE Louis
1047 P CD 315
Route de la Crau
BP 543
83041 Toulon cedex 9

Le 26 juillet 2006

 

Le gendarme est ignoble

  Direction Générale de la Gendarmerie
Nationale de Paris

35, Rue St Didier
75016 Paris

Messieurs,


J’ai été extrait du centre pénitentiaire de Toulon la Farlède le 18 juillet 2006 pour Montauban avec nuit à la maison d’arrêt de Seysses et retour le 19 juillet 2006.

Le chef d’escorte était l’ivrogne que j’ai déjà dénoncé trois fois en 2005, ce qui n’a pas changé ses habitudes ni rétabli ses travers.

Dès le premier arrêt à Marseille pour la correspondance, il me met en geôle à l’antenne de police de la gare et il m’y met … menotté !!! Il s’en va avec l’escorte boire au buffet.

Boire un coup ne fait pas partie des circonstances exceptionnelles qui permettent à l’escorte le délaissement du détenu et boire un coup ne figure pas sur l’ordre de mission.

La gendarmerie doit appliquer la loi, les gendarmes d’escorte doivent appliquer l’article 803 du CPP et respecter la circulaire C 803 du 1 mars 1993.

Et pourtant :

Le 18 juillet 2006 je suis resté menotté sans interruption de 4 heures 25 à 12 heures 30, en fourgon cellulaire, en train, en geôle, en véhicule léger.

Le 19 juillet 2006, toujours menotté, en fourgon, en train et en fourgon de 11 heures 50 à 18 heures 05.

Après le trajet Seysses – Toulouse de 35 minutes, le fourgon est resté à l’arrêt devant la gare, moi dans la cellule, vous connaissez le volume, 0 mètre 60 X 0 mètre 80 X 1 mètre 50, par 39 ° à l’ombre annoncé à la télévision pendant que les trois gendarmes de l’escorte et les deux de Seysses allaient boire au bar en laissant un gendarme en faction qui a refusé de m’ouvrir la porte, ce qui m’aurait permis de respirer alors que j’étais déjà privé de boire puisque l’ivrogne m’avait retiré mon sac qui contenait ma boisson.

En sortant de la cellule j’ai trouvé qu’il faisait frais dehors. Il est vrai que 40 ° sont moins chauds que les 50 ou 60 ° qu’il faisait dans la cellule.


La gendarmerie se fout de la loi

J’ai 65 ans (soixante-cinq), je suis partie civile demandeur à la procédure qui nécessite mon extraction, revoyez le 803 et la circulaire.

Ce que j’ai subi n’est pas encore le régime gestapo, mais il est administré par de dignes successeurs de gendarmes de Drancy, en 1943 c’est comme cela qu’ils traitaient leurs compatriotes, les français de religion juive.

Une nouvelle guerre se déclarant, vous les gendarmes, vous seriez encore du côté de la milice, complices de la gestapo.

Ce qui suit n’est pas qu’anecdotique, non c’est le reflet permanent des coutumes dans la gendarmerie.

A Montauban nous avons été pris en charge par un véhicule léger conduit par un fou du volant, un danger de la route, probablement immature qui, pour épater ses collègues, a conduit en ville à plus de 80 kilomètres à l’heure et sur l’autoroute a fait des pointes à 170 au compteur ( j’étais assis au centre de la banquette arrière ) Ajoutant le klaxon à la sirène et au gyrophare, il débitait des insanités sur les conducteurs qui ne se rangeaient pas assez vite à son goût, buvait ( de l’eau ) à la bouteille tout en conduisant et freinait au dernier moment aux péages pour faire monter le taux d’adrénaline. Le gendarme n’avait que cette mission, mener l’escorte à la maison d’arrêt, il était environ 15 heures, il n’y avait aucune urgence.

Ce n’est pas qu’une infraction au code de la route, c’est un délit, c’est le 223-1 du CP avec circonstance aggravante car causé par une personne chargée de sa répression.

J’ai été aussi surpris que les deux gendarmes de la brigade de Seysses s’attardent à boire un verre avec l’escorte et traînent de 12 heures 15 à 13 heures 10 en gare de Toulouse Matabiau alors que leur mission était terminée dès l’instant, 12 heures 15, de l’arrivée de l’escorte à la gare.

Enfin, que le jeune apprenti gendarme s’endorme le 18 juillet dans le véhicule léger vers 15 heures 30, la tête penchée sur l’épaule du détenu est plus ridicule que grave, mais que les gendarmes, le 19 juillet 2006 vers 17 heures dorment dans le train corail bondé, quelle image donnée au peuple ! En voila une armée d’élite ! Mais le détenu malgré ses 65 ans ( soixante-cinq ) et malgré le traitement physique infligé, lui a tenu le coup ! C’est vrai que lui n’a pas bu ni fait la java !

C’est ça la gendarmerie ! Des délinquants qui violent la loi pénale, transgressent les règles du code de la route et se permettent du bon temps au lieu d’accomplir leurs missions !

L’ivrogne était bien conscient du mal qu’il faisait car de retour à La Farlède, il revenait des toilettes face à moi, nous étions seuls, il s’est collé au mur pour me laisser passer, il suait la peur, la peur de ma vengeance, la peur de prendre un coup !

Je ne vous salue pas.

  GAIFFE Louis.
NB : cet ivrogne, ce lâche est le digne descendant des gendarmes qui pendant la deuxième guerre mondiale pourchassaient les résistants en les traitant de terroristes et démontraient chaque jour leur veulerie et leur trahison de la Nation.